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L'arrestation de Facundo Molares ;le gouvernement argentin face à un choix crucial :

Libération ou extradition ?


Bref résumé de l'affaire :


Facundo Molares Schoenfeld, citoyen argentin de 46 ans, était membre des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) jusqu'à leur dissolution en tant qu'organisation politico-militaire lors des accords de paix de La Havane-Oslo, signés en 2016 et toujours en vigueur.

À l'occasion du coup d'État en Bolivie contre Evo Morales en novembre 2019, Facundo Molares se trouvait dans ce pays en tant que photo-reporter pour le magazine numérique Centenario d’Argentine.


En novembre 2019, alors qu’il se trouvait à l'Hospital Universitaire Municipal Japonais de Santa Cruz de la Sierra, hospitalisé pour une grave crise rénale, il est arrêté et accusé du meurtre de deux personnes lors des affrontements entre civils qui ont eu lieu dans cette ville, avec l'intervention des forces de sécurité. Sans procès ni preuve, il a été emprisonné peu après dans la prison de haute sécurité "Chonchocoro" à La Paz et détenu dans des conditions extrêmement dures, malgré son état de santé délicat, certifié par une commission médicale.


Avant de répondre à la pression internationale et aux efforts du gouvernement argentin pour que Facundo Molares soit rapatrié dans son pays d'origine, le gouvernement bolivien a tenté de l'extrader vers la Colombie, mais la justice colombienne a déclaré qu’il n’existait aucun motif juridique pour une demande d’extradition. Facundo Molares a finalement été libéré et envoyé en Argentine où il a pu suivre le traitement approprié à son état de santé.


Le 8 novembre 2021, il a été arrêté au domicile de ses parents dans la ville d'Esquel sur ordre du juge Guido Otranto, en réponse à un mandat d'arrêt international de la justice colombienne fondé sur l'accusation d'"enlèvement d'otages" en 2009. La vérité est que Facundo Molares a participé publiquement, au nom des FARC, à un échange d'otages médiatisé par la Croix-Rouge et amnistié ensuite par les accords de paix de La Havane-Oslo de 2016, accords que la justice colombienne ignore. Nous soulignons également que le mandat d'arrêt international a été ordonné par un procureur de la justice colombienne, alors que selon le code de procédure, contrairement aux juges ou aux tribunaux, les procureurs n'ont pas le pouvoir d'ordonner l'arrestation d'une personne.



Le 9 novembre 2021, l'ex-juge Maria Laura Garrigos, intervenante du Service Pénitentiaire Fédéral Argentin, a ordonné son transfert à la prison de haute sécurité de Rawson, en argumentant : " profil criminologique et historique de la dangerosité que représente sa vie en dehors de la prison " selon la disposition DI-2021-2764-APN-DGR, sans avoir procédé à des examens ou expertise psychologique et sans avoir averti ses avocats de la défense comme l’établit la loi.

D'autre part, le premier article de la Déclaration universelle des droits de l'homme n'a pas été non plus respecté : "Tout accusé d'une infraction pénale est présumé innocent jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui ont été assurées". Nous sommes profondément préoccupés par le fait que les autorités compétentes ont déterminé que Facundo Molares est un individu "hautement dangereux", préjugeant ainsi de sa culpabilité.

Nous attirons l'attention sur le fait que F. Molares souffre de graves problèmes de santé : Il souffre, entre autres, de graves insuffisances cardiaques et respiratoires (il attend une opération du cœur), ainsi que d'une grave déficience visuelle.


Les motifs de la demande d'extradition. La justice colombienne fonde sa demande sur le traité d'extradition Colombie-Argentine basé sur une convention interaméricaine de 1933 et signé le 18/7/2013. Cependant, le même traité établit dans son article 3 que les actes politiques ne sont pas extradables. Il appartient alors au gouvernement argentin de décider si les actions de F. Molares en Colombie sont de nature politique ou non... et d'agir en conséquence.


En attendant une décision du gouvernement argentin qui, nous l'espérons, ira dans le sens du respect des droits fondamentaux de F. Molares, l'ACAF encourage la mobilisation de tous ses membres, amis et sympathisants dans diverses manifestations et par d'autres moyens de pression, afin d'empêcher l'Argentine, qui jouit d'une grande reconnaissance internationale en matière de droits de l'homme, de remettre Facundo Molares au gouvernement colombien, largement connu pour sa connivence flagrante avec les forces criminelles qui menacent en permanence la vie de ses citoyens et les droits de l'homme fondamentaux, comme l'attestent les événements récents :


-Dans les 5 années qui ont suivi la signature des accords de paix, 292 membres démobilisés des FARC et 1270 activistes sociaux et défenseurs des droits de l'homme ont été éliminés.

-Lors de la grève nationale d'avril et mai 2021, 87 personnes ont été tuées, 267 manifestants sont portés disparus, et on compte plus de 3000 détentions arbitraires.


Notre demande au Président Alberto Fernandez :


Compte tenu de la situation actuelle de Facundo Molares, totalement incompatible avec les principes fondamentaux de l'Etat de droit, l'ACAF enverra une lettre au Président Alberto Fernandez et à son Ministre des Affaires Etrangères, Santiago Cafiero, exprimant son extrême préoccupation et exigeant la/


NON EXTRADITION de Facundo Molares et sa libération immédiate!





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