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À propos du limogeage du directeur de la Maison Argentine de la Cité internationale universitaire de Paris

il y a 4 minutes
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Après cinq mois de lutte acharnée contre l’autoritarisme et le négationnisme de Santiago Muzio à la tête de la Maison Argentine de la Cité internationale universitaire de Paris, nous avons appris hier qu’il avait été limogé par le gouvernement argentin.


Cette lutte a mis en évidence le discrédit et le rejet généralisés, tant en France qu’en Argentine, à l’égard du gouvernement du président Milei, en raison de son soutien à Muzio, de son maintien au poste de directeur et de la poursuite d’une politique de destruction de cet important outil de coopération franco-argentine dans les domaines de l’éducation, des sciences et des arts.


Ce soutien inconditionnel à Muzio est finalement devenu un véritable handicap à l’approche de la visite d’affaires de Milei en France, prévue à partir du 30 septembre prochain. Dans le même temps, Santiago Muzio accordait au JDD des déclarations ouvertement d’extrême droite, dans lesquelles il revendiquait sa politique et son idéologie.

Pour lui succéder, le gouvernement officialisera dans les prochaines heures la nomination d’Alfredo Soto, avocat originaire de Rosario.


L’ACAF exige, comme le demandent également les résidents ainsi que les organisations de défense des droits humains et les organisations sociales, que le nouveau directeur s’engage publiquement et immédiatement à annuler les expulsions de résidents décidées par Muzio en représailles politiques.


L’une des premières mesures que devra prendre le nouveau directeur sera de rétablir les plaques commémoratives en hommage aux 30 000 disparus, arrachées par Muzio. Nous exigeons également qu’il annonce le rétablissement de la signature, par la Maison Argentine, de la Charte des valeurs de la Cité internationale universitaire de Paris, véritable socle des valeurs humanistes qui la caractérisent.


Cette victoire remportée par la lutte nous appelle plus que jamais à exiger de ce gouvernement qu’il abandonne sa politique de capitulation et de remise en cause des intérêts de l’Argentine.


Sous le mot d’ordre « L’Argentine n’est pas à vendre », nous organiserons un rassemblement public pour dénoncer la visite de Milei, devant l’ambassade d’Argentine, le 30 septembre prochain à 18h30.

 
 
 

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